Éric Guichard
Informatique littéraire
École normale supérieure
Février 1997
Courriel : Eric.Guichard arobase-anti__spam ens.fr
Premiers contacts avec Internet et Unix
Ces quelques pages sont destinées aux élèves littéraires
de l'École normale supérieure. J'espère qu'elles pourront
être utiles à bien d'autres utilisateurs. Cette version html
reprend la documentation papier «Les basiques d'Internet et d'Unix v 1.2»
(Éric Guichard - ENS - février 1997).
Introduction
Voici quelques bouées qui vous empêcheront de vous noyer dans
l'océan des protocoles Internet. Elles seront certainement un jour obsolètes.
Cependant, ces informations devraient vous aider à rédiger,
publier sur et via les réseaux, et y lancer des requêtes; ceci
à partir de n'importe quelle machine connectée à Internet
et en n'importe quel lieu.
La pratique de l'Internet est aujourd'hui d'un emploi confortable, à
ces remarques près:
1. L'expérience prouve qu'un solide accompagnement est nécessaire
au départ. N'hésitez donc pas à interroger amis et
collègues sur des questions qui vous semblent «simplistes».
Nous avons tous d'énormes difficultés à intégrer
les logiques parfois schizophrènes des concepteurs d'ordinateurs
et de logiciels. Même dans ces espaces high-tech, le bon sens n'a
pas encore de carte de séjour.
2. Des commandes rustiques valent parfois mieux qu'un confort illusoire.
Et donc, très vite, mais de façon très brève,
vous tomberez sur des expressions inélégantes, voire «désagréables».
La liberté vaut bien quelques souffrances; surtout si vous êtes
naturellement méfiant vis-à-vis des vendeurs de pseudo-universels.
3. Il existe bien d'autres documentations sur Internet, Unix, etc.,
notamment sur le Web.
Voici l'ordre des chapitres:
1. connexion, adresses électroniques.
2. accès logiciels à Unix. Quelques commandes Unix.
(ce chapitre n'est pas indispensable en
première lecture).
3. pine (le logiciel de courrier universel).
4. Sauvegardes, téléchargement, ftp, compressions.
5. Navigateurs Internet, courrier au travers d'eux.
6. Bonnes adresses.
7. Faire ses pages html.
8. Internet à partir de chez soi. Les divers modes d'accès.
N'oubliez pas que les règles élémentaires de courtoisie
et de respect pratiquées dans le «monde réel» gardent
tout leur sens dans l'espace électronique: on ne lit pas le courrier
du voisin, on ne vole pas le contenu d'une maison, même quand on trouve
la clé sur la porte. Pensez aussi à détourner les yeux
quand une personne tape son mot de passe.
Il existe deux types d'ordinateurs: ceux qui vous laissent faire n'importe
quoi (supprimer un logiciel ou le travail d'un collègue...) et ceux
qui vous protègent et... vous surveillent. En allant vite, les Macs
et les PC feraient partie de la première catégorie. Les Sun,
les NeXT... feraient partie de la seconde. Dans les faits, la notion de
sécurité dépend non pas de la quincaillerie, mais du
système d'exploitation. Les systèmes d'exploitation
Unix (qui fonctionnent aussi sur des PC) se sont développés
avec l'Internet. Ils intègrent la notion de compte personnel, au
sens où vous ne pouvez rien faire d'une machine si vous ne vous êtes
pas présenté avec une identité (le login) et
un mot de passe (password ou passwd). Cette contrainte a ses
avantages: vous pouvez travailler confortablement à partir de chez
vous, avoir la garantie de sauvegardes régulières, ouvrir
votre compte à distance à partir de n'importe quelle machine
reliée à Internet. Elle a aussi des inconvénients:
toutes vos actions sont enregistrées!
Identité... des machines
La position géographique ou institutionnelle de la machine est très
importante: cela lui donne un nom: machine.institution.pays en est
le profil le plus fréquent; machine.département.institution.pays
est une variante qui se diffuse. A la place de pays (fr, uk,
ca, de ... pour France, Grande-Bretagne, Canada, Allemagne)
vous pouvez rencontrer com (entreprises), edu (universités
américaines), org (associations), gov ou gouv,
net ... Toutefois, le suffixe ne référence pas forcément
une zone géographique ou un type d'institution.
Il y a plus de 300 machines Unix à l'ENS. Vous aurez un compte sur
l'une d'elles. Admettons que cette machine s'appelle safran. De l'extérieur,
elle sera repérée par safran.ens.fr. Dans les faits,
vous disposerez de ce compte sur toutes les machines du même sous-réseau:
si la machine basilic est sur le même sous-réseau que
safran, vous pourrez vous connecter indifféremment sur l'une ou l'autre.
Se connecter
Votre nom réel n'a pas nécessairement de rapport avec l'identité
que vous déclinez devant une machine, que j'appelle par la suite
votre surnom (ou votre login). Si vous vous appelez Marie-Magdeleine
Wau Gent, vous vous connecterez à une machine en tapant votre
surnom, composé d'au plus 8 lettres. Cela pourra être mmwaugen,
ou mwaugent, waugentm, ou encore tarzanmw si vous le
préférez. Le choix final sera déterminé entre
vous et un être de chair et d'os communément appelé
votre «administrateur système». Admettons que votre login
soit mwaugent sur la machine safran.
Votre mot de passe sera infiniment plus exotique que votre login.
Ou il n'apparaît pas à l'écran, ou il y apparaît
de manière cryptée. Il est de la longueur que vous voulez,
mais seuls les 8 premiers caractères sont pris en compte. L'idéal
est d'employer un mot abominable, qui vous reste néanmoins en mémoire.
Mettez-y tous les signes cabalistiques que vous désirez sauf les
accents (au cas où vous seriez un jour devant un solide clavier américain).
En d'autres termes, évitez votre village natal, le prénom
de votre tuteur, la plaque d'immatriculation de votre véhicule, et
tout mot de tout dictionnaire. Car les mots de passe se décryptent
aisément à partir de dictionnaires électroniques. Un
paresseux préfèrera PaR=:Is? à Paris. Un audacieux
choisira A8/ytR?;
Vos adresses électroniques
Il est important de distinguer votre identification sur une machine
et votre ou vos adresses électroniques. Certes, on pourra vous écrire
à l'adresse suivante: surnom@machine.institution.pays (ici
mwaugent@safran.ens.fr). D'autres adresses, comme mwaugent arobase-anti__spam ens.fr
sont aussi possibles, mais si Marcel Waugentil possède le même
surnom mwaugent sur un autre sous-réseau, des risques de confusion
apparaissent.
Marie-Magdeleine.Wau.Gent arobase-anti__spam ens.fr est sûrement la meilleure
adresse que vous puissiez diffuser à l'extérieur. Tous les
«blancs» de la forme graphique «prénom nom» y
sont remplacés par des points. L'emploi des majuscules ne pose pas
de problème, mais les caractères accentués sont prohibés
(Helene et non Hélène).
@
Sur les anciens claviers des Mac, l'arobase @ s'obtient avec la combinaison
de touches Alt-£. Sur les NeXT, c'est Alt-à. Sur
les PC, c'est AltGr-à.
Variantes dans les formats de courrier
Évidemment, il existe plusieurs logiciels de gestion du courrier.
Et entre les normes d'«encodage» et les divers «encapsulages»
du courrier, vous vous perdrez parfois; il vous arrivera aussi de recevoir
des courriers partiellement ou complètement illisibles.
Quand vous rédigez une lettre, vous disposez de peu de formats de
courrier: le mode texte (ou ascii) est le plus simple et le
plus efficace: il vous suffit d'éviter accents, c cédille,
esprits doux, etc. Explication technique: ce mode fonctionne sur 7 bits,
c'est-à-dire qu'il vous donne la possibilité de vous exprimer
avec 2 puissance 7 caractères, soit 128, ce qui est clairement trop
peu. Le protocole MIME, via un codage, vous permet d'utiliser 256
caractères (dont les lettres dotées d'accents européens),
de produire des enrichissements typographiques (gras, italiques...) et d'envoyer
des images. Dans les faits vous devrez vous poser la question suivante:
mon interlocuteur peut-il lire mes courriers accentués, typographiquement
enrichis ou multimédias?
Car vous devez admettre dès aujourd'hui que vous travaillez sur diverses
machines. D'autres formats de courrier existent. Mais ils deviennent marginaux.
Conclusion
Comme pour le courrier traditionnel, plusieurs adresses différentes
vous permettent de recevoir vos lettres (ajouter «France» sous
votre ville de résidence, préciser l'étage...) mais
vous ne disposez que d'une clé pour ouvrir votre boîte personnelle.
Ne vous inquiétez pas de l'apparition de machines inconnues dans
votre adresse électronique telle qu'elle peut être lue du destinataire
de vos courriers électroniques. Un mwaugent@machine-inattendue.ens.fr
est possible, si une machine-relai inconnue prend en charge vos messages.
Restez cependant attentif à l'adresse électronique que
vous diffusez. Divers logiciels de l'Internet vous poseront des questions
telles que: «à quelle adresse doit-on me répondre?»
Dans le doute, abusez de l'option Prénom.Nom arobase-anti__spam ens.fr. Ces mêmes
logiciels vont demanderont aussi votre identité pour rapatrier votre
courrier: ce sera surnom (ici mwaugent), sur la machine safran.ens.fr.
Vous avez donc un compte sur une machine qui a elle-même une adresse.
A partir de là, vous pouvez échanger du «courriel»
(terme forgé par les Québécois) avec toute personne
dans la même situation que vous; c'est-à-dire avec potentiellement
1% de la population mondiale!
Unix est un système d'exploitation qui génère une passion
immédiate ou un rejet intégral (statistiquement, c'est plutôt
ce qui se passe). Même quand on n'est pas un expert Unix, la connaissance
d'un nombre minimal de commandes permet pourtant de se faire obéir
des machines les plus rétives. La lecture de ce chapitre peut toutefois
paraître rébarbative à ceux qui ne sont pas familiarisés
avec l'usage des réseaux. On peut la remettre à plus tard.
Comment accéder à Unix
Unix est le système d'exploitation propre aux machines sur lesquelles
nous avons un «compte». Mais nous sommes rarement directement
en face de ces machines. En d'autres termes, vous communiquerez souvent
avec une machine Unix... sans vous en rendre compte et à distance.
Autant, donc, connaître les moyens de «dialoguer» avec cette
machine.
Il vous faut avant tout trouver une fenêtre «terminal»:
c'est un petit rectangle blanc qui attend que vous tapiez des «commandes».
La meilleure façon de savoir si vous êtes devant un terminal
est de taper n'importe quoi, puis de valider en appuyant sur la touche «retour-chariot».
La machine répondra certainement:
Command not found.
Allure générale de la fenêtre terminal (ici le
bas de la fenêtre a été tronqué). C'est un rectangle
vide de taille standard: souvent 24 lignes et 80 colonnes.

Comment accéder à cette fenêtre?
- à partir d'un Sun: automatique. Au moins une des fenêtres
ouvertes a fonction de terminal.
- à partir d'un NeXT: vous lancez l'application Terminal.app
(qui est dans /NextApps).

- à partir d'un Mac ou d'un PC (sous DOS ou Windows): vous
choisissez l'application Telnet.
- à partir d'une communication modem «classique»,
l'émulateur de modem (exemple: MacTell sur Mac, ou un Minitel)
vous donne vite accès aux commandes Unix de votre machine.cf. chapitre
8.
- à partir d'un Minitel: accès direct, après
la connexion. cf. aussi chapitre 8.
Caractères à éviter dans les noms de fichiers
ou de dossiers
Blanc (espace), symboles $, *, ? et apostrophes, parenthèses,
accents. Majuscules et minuscules ne se confondent pas. En revanche, dans
le corps d'un texte, vous pouvez écrire tous les caractères
que vous désirez. Mais la dernière ligne du texte doit impérativement
se terminer par un «retour-chariot».
Commandes Unix de base
Pour valider une commande, tapez un «retour-chariot».
Où suis-je? (dans quelle étagère?) pwd
Qu'y-a-t-il (sur l'étagère)? ls
Qui est sur le réseau? who
STOP! (pour arrêter une commande en cours) Ctrl-C
(maintenez la touche Control appuyée, tapez un c,
puis relâchez les deux touches.
Attention, avec Telnet 2.7 pour Mac, il vaut mieux taper Commande-Y).
afficher à l'écran le contenu d'un fichier cat le-fichier
afficher page à page le contenu d'un fichier more le-fichier
voir la fin d'un fichier tail le-fichier
more et tail sont très utiles pour voir «l'allure»
d'énormes fichiers
chercher un mot dans un fichier grep le-mot le-fichier
y chercher une expression grep "les mots" le-fichier
changer votre mot de passe passwd
connaître la taille de vos fichiers ls -l
«ellesse moins elle», le tiret introduit une option, ce
qui est fréquent sous Unix
nombre de mots et de lignes d'un fichier wc le-fichier
copier un fichier cp fichier sa-copie
déplacer un fichier mv fic-ici fic-la
supprimer un fichier rm le-fichier
alller dans le dossier un étage en dessous cd le-dossier
pour vérifier qu'on s'est bien déplacé, un ls
s'impose
descendre de deux étages cd le-dossier/son-fils
le nom d'un fichier original, ou à déplacer, à copier...
peut être précédé de
son «chemin d'accès»: succession de noms de dossiers séparés
par des «/»)
monter à l'étage au-dessus cd ..
monter tout en haut (racine) cd /
revenir vite «chez soi» cd
créer un dossier mkdir le-dossier
ex: créer le dossier de vos pages Web mkdir public_html
Aide Unix
aide en ligne au sujet d'une commande man commande
aide contextuelle man -k expression
donne toutes les commandes dont la définition cite expression
Ceci est très utile! Par exemple, puisque la commande password
n'existe pas...
Si vous ne savez plus comment changer votre mot de passe, un man -k
password donnera:
chfn, chsh, passwd (1) - change password database information
getpass (3) - read a password
et vous pourrez alors retrouver la syntaxe correcte de la commande: passwd.
Raccourcis avec la touche Escape
Si vous avez un unique fichier ou dossier dont le nom commence par xy,
un commande xy, suivi d'un appui sur la touche Esc (escape)
vous complète automatiquement le nom du fichier ou dossier.
Éditeur de fichiers
Créer ou modifier un fichier texte pico le-fichier
Pico est un éditeur primaire qui rend bien des services.
Autrement dit, avec pico, vous pouvez créer ou corriger un
fichier texte. Ce logiciel dispose d'une aide en ligne. Prenez donc le temps
de lire les commandes en bas de l'écran et les messages en
inversion vidéo.
Pour plus de détails sur pico, voyez la documentation de...
pine (chapitre suivant). Pine offre le même environnement
que pico; c'est un gestionnaire de courrier.
Exemple de base avec pico: faire suivre son courrier. Si vous partez
aux USA et qu'on vous a offert une adresse électronique outre-Atlantique
(par exemple: waugent@is4.nyu.edu), vous créez un fichier
.forward (attention au «point») sur votre compte local,
dans lequel vous incrivez simplement:
waugent@is4.nyu.edu
suivi d'un «retour-chariot».
Ainsi, plutôt que de tenter de vous connecter à Paris de là-bas,
ce qui peut être fastidieux, vous récupérez sans effort,
sur votre compte américain, les courriers que l'on vous a envoyés
à votre adresse parisienne.
Quand vous rentrez en France, vous supprimez tout d'abord ce fichier de
réexpédition du courrier (rm .forward), puis vous
vous connectez aux USA et vous créez sur votre compte américain
un fichier analogue, qui contient la ligne:
Marie-Magdeleine.Wau.Gent arobase-anti__spam ens.fr
L'annuaire de l'École
Cette commande, implémentée localement, vous donne le numéro
de téléphone, et l'adresse électronique de... un-nom
tel un-nom
exemples: tel admin, tel fax, tel henri.
Cet annuaire, mis à jour chaque semaine, est donc bien plus fiable
que les versions papier...
Filtres et redirections
De tels emboîtements de commandes et de redirections sont bien utiles.
Sachez que les symboles « | > & » sont alors employés
(le «|», appelé pipe, s'obtient en tapant
Alt-Maj-L sur un Mac, Alt-§ sur un NeXT). Limitons-nous
à un exemple:
Si vous avez rédigé un texte avec pico (sauvegardé
dans le fichier fic_halima), vous pouvez l'adresser à Halima.Durand@mit.edu
ainsi: cat fic_halima | mail Halima.Durand@mit.edu
(afficher le fichier fic_halima et l'envoyer par le programme mail
à Halima).
Pine est l'outil de «courriel» incontournable! Logiciel
gratuit, installé sur toutes les machines Unix dignes de ce nom,
connu dans le monde entier, avec une aide en ligne confortable (à
condition de lire le bas de l'écran!). Il gère parfaitement
les interruptions fâcheuses, en sauvegardant vos messages en cours
de rédaction, vous permet de créer diverses boîtes aux
lettres, fait une copie de vos courriers émis et surtout vous permet
d'aller vite. Vous visualisez le titre d'un message, voire la première
page, passez au suivant si vous le voulez.
Certes, suivant les configurations, il y a des courriers que vous ne pourrez
pas encore lire directement avec pine. Vous pouvez néanmoins
enregistrer les «attachments» dans un fichier que vous récupérerez
avec un logiciel tel Fetch (cf. chapitre 4). Vous aurez, comme beaucoup,
l'illusion de mieux gérer votre courrier avec des logiciels comme
Netscape ou Eudora, qui ont pourtant trois défauts:
malgré l'illusion du mot de passe, si vous êtes sur une machine
à usage collectif, la confidentialité n'est pas assurée
car votre courrier est recopié sur le disque dur; avec un modem,
les interruptions sont dangereuses et les transferts peuvent devenir très
lents, car vous ne connaissez ni la taille ni le nombre des fichiers qui
arrivent.
Les partisans d'Eudora garderont donc en tête qu'on gère
son courrier avec pine (lecture rapide, classement, destruction),
pour ensuite ne «télécharger» que les messages qui
le nécessitent.
Quand vous lancez pine (en tapant pine dans une fenêtre
terminal) pour la première fois, il vous est proposé
de recevoir une documentation par «courriel». Profitez-en! Et
abusez de l'aide en ligne.
La fenêtre d'entrée de pine:
Quelques commandes
- Commandes de base: C pour composer un message, I
pour visualiser la liste des messages reçus, M pour retourner
au menu principal, ? pour obtenir l'aide en ligne (qui est variable
suivant les écrans). Dans tous ces cas, il est inutile de taper un
«retour-chariot» après la lettre sélectionnée.
- D'autres commandes apparaissent (ici dans l'index):

Exemples: N pour «message suivant», Spc (barre
d'espacement) pour «page d'écran suivante».
- L'accent circonflexe devant une lettre (ex: ^O) signifie:
«maintenir la touche Control appuyée et taper sur la
touche proposée (ici un «o», minuscule ou Majuscule,
peu importe).

Exemples: Ctrl-C: annuler votre courrier, Ctrl-X: envoyer
le courriel, Ctrl-O: interrompre le message, qui sera sauvegardé
(option fort utile), Ctrl-T: modifier votre agenda ou y rechercher
une adresse électronique.
Effectuer des recherches dans les fichiers de courriel
Avec pine, vos divers courriers seront stockés dans un dossier
mail, qui contiendra vos courriers dans divers fichiers créés
par vos soins (et relativement lisibles car souvent en mode texte).
Si donc vous avez perdu une adresse électronique, mais si vous savez
qu'elle est parmi vos... 853 courriers archivés et qu'elle contient
le mot «bernard», vous pouvez toujours, dans la fenêtre
terminal, tenter un
grep bernard mail/*
(chercher le mot bernard dans tous les fichiers du dossier mail)
Avec un peu de chance, on vous répondra quelque chose du genre:
mail/mtrl:From bernardc@ERE.nyu.edu Mon Jul 24 09:49:54 1996
et vous en déduirez que l'adresse de votre correspondant est bernardc@ERE.nyu.edu
Note: la démarche est la même avec les fichiers
produits par le gestionnaire de courrier des NeXT (dossier Mailboxes).
Ici, nous allons découvrir le ftp (file transfer protocol),
qui permet de déposer (ou rapatrier) des fichiers, des dossiers...
sur diverses machines. Ce protocole n'est pas conçu pour vous permettre
de détruire des fichiers à distance.
Sauvegardes
Il est très utile de déposer vos fichiers sur une machine
Unix, car les données de ces ordinateurs sont régulièrement
sauvegardées. Les élèves qui utilisent un Mac de l'Infirmatique
ont la possibilité de stocker leurs données sur la partition
d'un disque Unix via AppleShare.
La méthode la plus générale consiste à utiliser
un logiciel de type Fetch.
Sur Mac, voici l'icône de ce logiciel:
Les étapes sont les suivantes: vous connecter sur une machine
(avec votre login et votre mot de passe), puis exporter des
fichiers ou dossiers vers cette machine, ou les rapatrier.
Pour cela, sur votre machine (ici un Mac), lancez Fetch et demandez
dans le menu Fichier «Nouvelle connexion». Une fenêtre s'ouvre,
que vous remplissez ainsi:

Vous remarquez que votre mot de passe apparaît ici encrypté.
Quand vous «cliquez» sur «OK», une seconde fenêtre
apparaît:

La liste des fichiers et dossiers résidants sur votre machine Unix
apparaît. AppInfo et fichiers-mac sont des dossiers,
mon-fichier est un fichier de 31 Ko.
Un «double-clic» dans l'icône d'un dossier l'ouvre et vous
affiche son contenu. Vous pouvez ramener (to download en anglais)
un fichier ou dossier en le sélectionnant puis en cliquant sur le
bouton «ramener» (ou en faisant glisser son icône vers un
dossier ou vers le «bureau»de votre Mac).
Vous pouvez aussi envoyer (to upload) des fichiers ou dossiers
résidant sur le Mac vers la machine Unix. Mais attention:
- si vous comptez lire ces fichiers sur la machine Unix, mieux vaut sélectionner
l'option «Texte» avant tout envoi;
- si votre but est de réaliser une sauvegarde (fichier qui sera ultérieurement
rapatrié sur un Mac), utilisez l'option «Binaire». Sinon,
vous risquez de perdre des paramètres importants de votre fichier
(créateur pour un fichier texte ou image, type pour
une application). Vos fichiers (sur la machine Unix) prendront alors spontanément
le suffixe .bin.
Téléchargement
Des milliers de serveurs vous proposent de télécharger des
fichiers, des logiciels... stockés sur leurs disques durs. Le protocole
de transfert est le même que ci-dessus (ftp), mais vous n'êtes
pas obligé d'avoir un compte sur ces machines pour y avoir accès.
Même si ce type de téléchargement est aujourd'hui intégré
dans le protocole http, vous pouvez vous connecter à de telles
machines avec Fetch pour rapatrier (voire proposer) de tels fichiers.
La démarche reste la même, mais:
- vous sélectionnez la machine qui vous intéresse (par exemple:
ftp.cnam.fr au lieu de safran.ens.fr)
- comme identifiant, vous inscrivez anonymous
- comme mot de passe, votre adresse électronique (Marie-Magdeleine.Wau.Gent arobase-anti__spam ens.fr).
Vous pouvez déposer des fichiers dans le dossier incoming
de la machine distante, récupérer ce que vous désirez
dans le dossier pub (comme public).
Remarques
Une fois familiarisé avec Fetch, vous saurez vous créer
des préférences, des listes de signets (shortcuts ou
raccourcis)... Des logiciels (Archie...) et des indexeurs
(comme Alta Vista) vous aideront à trouver les machines
qui disposent des documents que vous recherchez. Mais vous aurez aussi besoin
de logiciels complémentaires (comme StuffIt Expander sur Mac...)
pour décompresser des archives de ces serveurs ftp. Enfin,
des archives créées pour un type donné d'ordinateur
seront parfois difficiles à décompresser (voire à utiliser
quand ce sont des logiciels) si vous travaillez sur une machine d'un autre
type.
Conseil
Compressez vos données avant de les transférer sur
une autre machine. CompactPro, par exemple, vous construit des archives
«auto-extractibles». Cela offre deux avantages:
- la taille des données est réduite d'au moins 50%, et donc
l'espace disque comme les débits sur le réseau sont économisés;
- si vous transférez un dossier avec des logiciels, des images, du
texte, vous aurez beaucoup moins de problèmes pour rapatrier plus
tard ce dossier complexe.
Note: la plupart des logiciels évoqués dans ce paragraphe
sont gratuits et accessibles via Internet.
On les appelle aussi browsers, fureteurs, butineurs, feuilleteurs... Netscape,
OmniWeb, et d'autres que je ne citerai pas, sont des logiciels de
ce type. Leur principale fonction est d'organiser une mise en forme des
données qui arrivent au format html (pour hyper text markup
language).
L'usage premier d'un navigateur est de parcourir le réseau d'ancre
en ancre (URL, pour uniform ressource locator). Mais attention,
chaque navigateur a ses critères de présentation, modifiables
par l'utilisateur final. Ce que vous voyez n'est pas nécessairement
conforme à ce que voit un autre lecteur.
Adresse générale d'un serveur Web
http://www.nom.sufx (exemple http://www.ens.fr)
L'idée est de spécifier le protocole (ici, http, soit
hyper text transfer protocol), puis la machine à laquelle on veut
se connecter. Cette machine peut être définie par son adresse
numérique (129.199.34.118) ou textuelle (safran.ens.fr,
si jamais safran est serveur Web), ou par un autre alias du serveur
(www.saveurs.ens.fr).
Comment lire une adresse Web
Exemple: http://www.loria.fr/~charoy/htmlfrench/html.html se lit
ainsi:
Sur la machine loria (c'est un des serveurs de l'INRIA de Lorraine),
François Charoy dispose d'un compte. Il a un dossier public_html
(invisible) dans lequel il a créé un dossier htmlfrench.
Le fichier html.html est dans ce dossier (c'est un guide pour les
débutants en html). En général, un fichier destiné
au Web possède le suffixe «html» (ou «htm» sous
DOS...), une image possèdera l'extension «gif»...
Donc l'adresse générique d'un URL est:
http://adresse.de-la.machine/dossier/sous-dossier/fichier.html
Si un ~quelqu-un est glissé dans cette adresse, c'est que
l'on rencontre une page personnelle.
~
Sur les Mac, le tilde ~ s'obtient avec la combinaison de touches Alt-n,
suivies d'un espace. Sur les PC, c'est AltGr-é, sur les
NeXT, c'est Alt-é.
Usages
La manipulation des navigateurs est assez intuitive. Notez l'avantage des
signets (bookmarks), qui permettent de mémoriser les adresses
qui vous plaisent.
http fédère l'ensemble des protocoles Internet. Vous
pouvez donc vous servir de votre navigateur favori pour faire du ftp
(ftp://adresse.de-la.machine), du telnet (telnet://adresse.de-la.machine),
du gopher... Certains, comme Nestcape, vous permettent même
d'avoir accès aux news (news:mon.groupe) et de gérer
le courrier.
Dans la pratique, vous ferez vite tout cela sans même le remarquer...
Quelques paramètres pour le courrier
Les exemples suivants sont tirés de menus de Netscape 2 pour
Mac, mais les Préférences sont du même type sur
tous les feuilleteurs. Les logiciels tels que Netscape ou Eudora
vous donnent un confort accru pour recevoir et émettre des fichiers
formattés (fichiers attachés à un courrier électronique).
En pratique, ce confort apporte quelques inconvénients déjà
évoqués (cf chapitre 3).
Dans le menu Options/Préférences générales,
vous pouvez sélectionner la page de démarrage de votre navigation:

Il est aussi bien utile de préciser au navigateur où est l'application
Telnet, quitte à la rechercher sur le disque en choisissant
l'option «Browse»:

Dans les Options/Préférences de courrier et de news,
cochez l'option «MIME»:

Cette fenêtre vous permet de préciser votre identité,
d'aider les gens à répondre automatiquement à votre
adresse:

Enfin, il est important de préciser la machine Unix qui gère
votre courrier et votre login, en demandant à conserver le
courrier sur le serveur pour garder en un même lieu une copie de vos
courriels. En cas de besoin, vous indiquez aussi l'adresse du serveur de
news:

Pour Eudora, les paramètres sont les mêmes.
Il existe aujourd'hui des machines très puissantes qui fouillent
dans (quasiment) toutes les pages Web du monde, copient, indexent et réorganisent
les informations obtenues. On les appelle «indexeurs», voire «moteurs
de recherche». Vous pouvez vous connecter à ces serveurs et
y effectuer des interrogations par mots clés, en texte intégral
etc.
Utilisez l'aide, les Advanced Queries pour poser des interrogations
avec des opérateurs booléens ou alors les Single Queries
en entourant de guillemets les groupes de mots consécutifs que
vous recherchez. Autorisez-vous toutes les audaces!
Ce serveur donne les références de huit millions de volumes
en de multiples langues, avec traductions etc. Répondez VT100
à la question Terminal?, puis envoyez un «retour-chariot»
comme demandé, commencez par choisir cat comme database
(le catalogue général). Une requête simple est du type:
find au nom, prenom (recherche par auteur) ou find ti titre-du-livre
(recherche par titre).
Nous attendons maintenant vos pages afin de pouvoir compléter cette
liste.
Première approche
Tout l'Internet fonctionne avec 128 caractères; il s'agissait donc
de trouver un système de codage d'écriture pour ce qui n'est
pas uniforme sur les différentes machines. Il y a tout d'abord les
«retour-chariot», qui sont traduits par la balise <p>.
On peut aussi réaliser un saut de ligne <br> (comme
break) et une rupture de fenêtre: <hr>
Ensuite les accents: un caractère spécial s'écrira
sous une forme du type &codage;
exemples: é est un é. É un
É. à un à. ç un ç
et & un &...
Enfin un lien se compose ainsi:
syntaxe: <a href= "adresse-où-renvoie-le-pointeur">pointeur</a>
(les caractères spécifiques sont ici en gras; les guillemets
sont des guillemets droits, indifférenciés)
Exemple: si je veux écrire
Une bonne documentation
que je conseille.
de façon qu'une simple clic de votre part sur «bonne documentation»
renvoie à la page Web de François Charoy, j'écrirai:
Une <a href= "http://www.loria.fr/~charoy/htmlfrench/html.html">
bonne documentation</a> que je conseille.<p>
Il existe aussi d'autres moyens pour baliser le texte (titres, sous-titres,
corps du texte), et de créer des enrichissements typographiques (<b>expression</b>
pour que expression soit en gras...)
Un exemple très simple
<title>Le titre de ma fenêtre</title>
<body>
<h1><center>Gros Titre</center></h1>
Il existe quelques bonnes documentations en français sur Internet:<p>
Par exemple, <a href= "http://www.loria.fr/~charoy/htmlfrench/html.html">
celle de François Charoy</a> est excellente.<hr>
Pour ouvrir votre fichier <i>premier-essai.html</i>, il vous
suffit de cliquer sur cette <a href="premier-essai.html">ancre</a><p>
</body>
Relisez tranquillement ce texte; saisissez-le ou allez le chercher sur le
serveur; vous l'enregistrez ensuite au format ascii (ou texte
seul) dans un document que vous appelerez (par exemple) index.html;
puis vous l'ouvrez sous un navigateur pour le visualiser... et pour découvrir
le guide pour débutants.
En effet, il est aussi possible d'ouvrir un fichier de son disque dur avec
un navigateur. Il vous sera donc très facile de prévisualiser
vos pages html (produites à la «main» ou avec des
traducteurs), avant même de les «basculer» sur le réseau.
La démarche
En pratique, on rédige son texte avec un traitement de texte, on
le convertit ensuite en html, on le visualise avec un navigateur,
et on retouche le document pour l'améliorer. Il est conseillé
d'appeler index.html le premier de vos textes (celui qui représente
la «page de garde» de votre publication html).
Il existe des dizaines de convertisseurs qui facilitent l'écriture
en html. rtftohtml fait un bon travail à partir de
documents préalablement enregistrés au format RTF (il
faut donc réaliser deux conversions successives). Claris Home
Page, Netscape 3 sont des éditeurs de pages html
d'un emploi aisé, qui renvoient au copier/coller. Les personnes intéressées
par les arts graphiques utiliseront SiteMill.
Quand votre fichier ou dossier de fichiers est prêt à s'afficher
sur le Web, il vous reste à réaliser trois étapes:
- vous assurer que le caractère des informations que vous diffusez
est compatible avec le serveur sur lequel vous allez les déposer
(informations à caractère scientifique...), avec le droit
(pas de copies d'images de BD...) ou avec la «morale».
- créer un dossier public_html sur la machine Unix.
- transférer vos fichiers html dans le dossier public_html
(avec un logiciel comme Fetch... Vous pouvez aussi regrouper les
deux dernières opérations).
Alors, si la machine safran est un serveur Web, une connexion à
l'URL http://safran.ens.fr/~mwaugent nous conduira directement
à votre page index.html de votre dossier public_html
et nous pourrons admirer votre production (si safran n'est pas serveur
Web, ce sera l'adresse du serveur de votre sous-réseau qu'il nous
faudra inscrire à la place de celle de safran).
Conseil
Demandez à visualiser la «source» (View source)
des pages Web qui vous intéressent afin d'apprendre plus vite les
subtilités et les possibilités du langage html.
Le principe général est le suivant: vous composez un numéro
de téléphone de l'École (donc au prix d'une communication
pour Paris), puis certains modems de l'École vous prennent en charge.
Accès «classique» par Minitel
Il vous suffit d'un Minitel 1b ou 2.
Avec le Minitel, les commandes sont réduites à ce que vous
propose une fenêtre terminal: commandes Unix, pine,
pico, commandes telnet, logiciels en ligne... Les passionnés
du Web pourront toujours lancer lynx pour «surfer» sur
Minitel.
1. Allumez le Minitel, tapez Fnct-T a pour obtenir un clavier ascii
et un écran 80 colonnes (maintenez appuyée la touche Fnct
pendant que vous appuyez sur la touche t, relâchez ces deux
touches, puis appuyez sur la touche a).
2. Composez le 01 44 32 31 96
3. Après le tîîît de connexion, appuyez
sur la touche «Connexion-Fin». Peu après, la connexion
s'établit.
4. Tapez sur la touche «retour-chariot» en bas à droite
du clavier (à ne pas confondre avec la touche ENVOI du Minitel).
5. Après la mire ENS-ULM>, tapez c ma-machine
(dans notre exemple c safran) et validez en appuyant sur la touche
«retour-chariot». Il vous suffit ensuite d'entrer votre identifiant
et votre mot de passe. Vous pouvez alors travailler: lancer pine,
un ls, vous connecter à l'étranger...
6. En cas de faute de frappe, essayez les touches Ctrl <- (touche
Control et flèche vers la gauche) pour effacer une
lettre, Ctrl-w pour effacer un mot.
7. Quand vous avez terminé votre session, tapez Ctrl-D.
8. Appuyez deux fois sur la touche «Connexion-Fin» avant
d'éteindre votre Minitel.
Accès «classique» par modem
Mêmes fonctions que le Minitel, à l'exception de possibilités
(assez complexes) de transfert de fichier. Il vous faut donc un modem, livré
avec un logiciel de communication (que vous pouvez remplacer par d'autres
logiciels). Lisez attentivement la documentation fournie, car il
n'existe pas de «paramétrage» standard des modems.
Pour vous rôder, essayez d'obtenir une émulation Minitel
(avec le 3611 par exemple) avant de tenter une connexion avec l'École!
Souvent, les modems sont vendus avec un émulateur de fax. Si vous
n'avez pas l'usage du fax, évitez d'installer cet émulateur,
qui risque de produire des chuintements et des complications inutiles. Si
vous possédez un Mac portable avec un modem interne, n'oubliez pas
de vérifier les réglages dans Tableaux de bord/réglages
Powerbook.
Dans l'émulateur du modem, sélectionnez les paramètres:
7 bits, parité paire, 1 bit de stop. Choisissez la vitesse
la plus élevée jusqu'à 14 400 bauds. Si vous disposez
de l'option «Minitel ascii», vous pouvez la sélectionner.
Ensuite, composez le 01 44 32 31 96. Vous retrouvez alors l'environnement
décrit pour le Minitel au paragraphe précédent (points
4 à 7).
Accès PPP
Les accès précédents sont ouverts à toute personne
possédant un compte électronique. L'accès PPP,
lui, nécessite la création d'un compte spécial au Service
de Prestations Informatiques (spi arobase-anti__spam ens.fr). Attendez 24 heures avant
de pouvoir en profiter (transferts des mots de passe). Une documentation
pour Mac, PC DOS ou Windows, Linux est fournie à l'URL suivant:
http://www.ens.fr/spi/ens/ppp.html.
Une documentation détaillée pour Windows est disponible chez Jean-Michel Juzan (merci au journal «Le Virus Informatique»).
Quelques précisions pour les utilisateurs de Mac
Il vous faut trois «outils»: deux tableaux de bord (Config
PPP et Mac TCP, ce dernier pouvant être remplacé
par d'autres outils) et une extension (PPP). Il suffit de glisser
ces fichiers dans le dossier système pour qu'ils soient positionnés
aux endroits voulus.
Commencez par configurer MacTCP (dans Tableaux de bord):
dans la fenêtre MacTCP, vous sélectionnez «PPP».
Ensuite, vous demandez «more» (ou «Options»); une fenêtre
s'ouvre. Demandez à obtenir l'adresse «manuellement» pour
définir la «passerelle» (ou «gateway» dans les
versions anglaises de MacTCP). Après, sélectionnez
l'option «Serveur» et renseignez les autres paramètres
comme dans le tableau suivant. Les numéros du masque se modifient
en déplaçant le petit curseur de l'échelle graduée.
Quand c'est fini, tapez «OK»:

Vous allez maintenant paramétrer Config PPP, situé
lui aussi dans la fenêtre Tableaux de bord, en suivant les
réglages que voici:

Paramètres à modifier éventuellement
Port: modem ou imprimante, suivant le branchement de votre câble
téléphonique à votre ordinateur.
Config: Dans la fenêtre «Serveur PPP», vous devrez
cliquer sur «Nouveau» pour entrer le nom «ENS» (par
exemple) et ensuite cliquer sur «Config» pour renseigner la fenêtre
qui apparaît alors:

Paramètres à modifier dans cette dernière fenêtre
Vitesse: tentez le maximum (en général celle spécifiée
par le modem). Vous baisserez graduellement cette vitesse si vous rencontrez
des échecs lors de la connexion («PPP a attendu trop longtemps»).
Init modem: cette initialisation dépend exclusivement du modem
de votre machine. Elle permet notamment d'éviter des crachouillis
horribles etc. Lisez la documentation!
Identification: après avoir cliqué sur ce bouton, vous
pourrez y inscrire votre login, mais, précaution élémentaire,
surtout pas votre mot de passe (qui reste le même que celui
vous permettant de vous connecter sur votre machine Unix préférée).
Enfin, cliquez sur «Ok», fermez la précédente fenêtre
et redémarrez votre Mac afin que vos modifications (MacTCP
et Config PPP) soient prises en compte.
Lancement de PPP
En théorie, le simple fait de lancer une application «Internet»
telle que Telnet, Fetch, Netscape, Eudora ...
ouvre automatiquement la connexion PPP avec les paramètres
définis au paragraphe précédent. Diverses fenêtres
apparaissent, il vous suffit d'entrer votre mot de passe quand on
vous le demande. Au bout de 20 à 50 secondes, l'application Internet
que vous avez demandée est activée et vous avez toute liberté
pour lire votre courrier (via pine, Netscape...), rapatrier
des fichiers sur votre machine personnelle (via Fetch, Netscape...),
programmer (Telnet), vous connecter sur trois machines à la
fois, dévorer les news (Netscape...), surfer sur le Web...
En pratique, la situation peut être douloureuse sans que des solutions
puissent vous être proposées: vous êtes chez vous, avec
une machine inconnue et un modem qui risque fort d'être exotique.
Là sont les limites de cette documentation...
Mais après quelques souffrances initiales, tout se passe généralement
bien, même s'il faut parfois (sur les Mac notamment) réinstaller
complètement les 3 outils. Les habitués connaissent bien cette
jolie phrase du Mac: «Ce coquin de Mac TCP nous a encore joué
des tours». Mais, d'ici quelques mois, les constructeurs auront amélioré
et stabilisé ces outils.
Par ailleurs, il existe un outil gratuit, PPPremier Timer, qui lance
ou coupe PPP à la demande et qui vous signale le nombre de
minutes de connexion. C'est très utile pour maîtriser son budget
téléphonique.
Bonnes connexions!
Eric.Guichard arobase-anti__spam ens.fr
retour au serveur